6 mai 2009

Cancun,

J'étais donc bien content de prendre l'avion pour me retrouver de nouveau au Mexique. Je passe le poste de frontière sans problème, même la douane :). Arrivé à Cancun, la ville peut se décomposer en deux parties, le centre et la zone hôtelière. C'est un centre touristique énorme. Il y a énormément d'américains et d'européens. Par chance, j'ai réussi à trouver une super auberge de jeunesse dans le centre (moins touristique, puisque Cancun est connu pour la plage, et ses discothèques). Un dortoir pour $100, avec déjeuner à volonté, pâtes, lentilles, etc gratuits le soir. Bref. Ici je rencontre un vieux québécois bien marrant qui passe sa retraite à voyager, et un français type robert bidochon qui passe son temps à faire du vélo. Je n'ai toujours pas compris pourquoi à cancun. Je partage mon dortoir avec un Espagnol qui travaille 6 mois et en voyage 6, et un couple d'argentins qui ont tout vendu et qui font le tour du monde depuis 1 ans. Il remplissent leurs caisses en vendant des colliers, boucles d'oreilles, etc ... Le premier soir, je me balade dans le centre, dont le nombre de bars est assez impressionnant, mais jusqu'à 10h, c'est vide. Je rencontre un type tout petit tout marrant avec qui je bois quelques bières, et il m'invite à aller dans une boite où il bosse le soir. J'accepte donc, mais en fait son boulot c'est être dans la rue et aborder les gens en leur disant : "hey vous voulez pas aller à telle boite, c'est super cool" et il est payé sur le nombre de gens qu'il fait rentrer. Il a essaye de me faire rentrer gratuit, mais ça n'a pas marché, et vu le prix de l'entrée, j'ai préféré décliner l'invitation, et je suis rentré au centre.
Le lendemain, avec un petit dej' copieux comme il se doit, je suis allé à la plage. Il est assez difficile d'entrer sur une plage, qui sont théoriquement du domaine fédéral, mais il faut souvent traverser l'entrée de l'hôtel pour y accéder. L'eau est beaucoup plus agitée qu'à cuba, tellement qu'on ne peut pas y entrer jusqu'à la taille.
Cancun n'étant pas le type de destination que je recherche, et le temps m'étant compté (j'ai rendez vous le 7 à Tuxtla guttierez avec Ana), je décide de prendre le bus le lendemain pour valladolid.

5 mai 2009

Cuba

Cuba, le communisme, la salsa, le rhum ... Qu'en est il ?
Ce pays est truffé d'aberrations. Deux monnaies pour deux fois plus de problèmes d'argent: le cuc aussi appelé dollar, qui est normalement la monnaie du touriste. Chambres d'hôtel, restaurants, bus... Et il y a le peso cubano, moneda nacional, monnaie des cubains. Un cuc vaut entre 23 et 25 pesos selon qui est dans le besoin. Normalement pour manipuler des cuc il faut un permis spécial. Ce qui se passe c'est que le cuc permet d'acheter tout ce dont on a besoin (du rhum au ketchup), alors que le peso sert pour manger économique (~20 peso un repas), acheter fruits et légumes, du pain... Du coup tous les cubains veulent des cuc, parce qu'avec seulement des pesos, "on fait rien".
Le salaire moyen du cubain est l'équivalent de 6 cuc par mois (4 ou 5€). Ils ont une carte qui leur permet d'avoir les vivres de base (riz, frijoles ... cigares) pour presque rien. Cependant, tout ce qui est extra (ketchup, bières, habits, chaussures...) doivent s'acheter à part, car considérés comme luxe, et ... sont à des prix proches de ceux pratiqués en Europe. Je vous laisse imaginer le malaise.
Du coup, que se passe-t-il ? Eh bien quand tu marches dans la rue, la moitié des gens te demande de l'argent, proposent des chambres d'hôte (illégales pour la plupart), des cigares de contrebande, d'aller prendre un verre (bien entendu, l'addition est pour toi), des filles, et tellement d'autres choses. Il faut savoir que si tu accepte, ça te reviendra forcement plus cher, parce qu'ils prennent une commission. Par exemple quand j'étais chez Manolito, qui m'a dit : si tu veux il y a une chambre moins chère (puisque illégale) chez la voisine du dessus (Yadira), le prix était 5 cuc plus élevé car... Manolito m'avait amené là bas, et que donc il lui revenait de droit 5 cuc des 20 que je payais chaque jour. Même chose quand je suis allé chez une connaissance du même Manolito à Viñales. Beaucoup de ces choses là sont formellement interdites, et la police est omniprésente. Si un cubain parle avec un étranger, c'est peut-être pour lui vendre des trucs, l'arnaquer ... donc la police peut l'emmener au poste. Encore pire si c'est une fille, pensant qu'il s'agit de prostitution. Tout ceci fait que la majorité des cubains avec qui on entre en contact, sont pas cool du tout.

Autre problème, les transports. À cause du blocus, le pays est passé depuis un bon bout de temps déjà, à l'économie d'énergie. Concrètement, ça consiste à réduire le nombre de bus, à avoir des coupures de courant fréquentes ... Du coup les gens s'entassent dans de bus qui passent 5 fois par jour, font des files de quelques dizaines de mètres pour espérer entrer dans le prochain. Pour voyager dans le pays s'est pareil, il y a trois types de bus, les Viazul, pour touristes (prix du train en France à peu près), les Astro, plutôt réservés au cubains, moins cher, mais beaucoup plus dur à avoir vu la demande, et les bus du gouvernement, seulement accessibles au résidents. Il y a aussi les camions et les taxis particuliers, mais c'est un autre problème, puis vient le stop qui est une institution très organisée. Pour le troisième type de bus, il faut s'inscrire sur une liste, une longue liste,et attendre son tour dans la cohue.

Il y en a beaucoup d'autres qui découlent ou non des précédents (prostitution, corruption, conditionnement des personnes ... ) mais je vais pas m'étendre plus sur le sujet. Par contre il y a une chose qu'on ne peut pas renier de cuba, c'est son éducation. Elle est en effet obligatoire, et ce jusqu'à la licence. Même des gens qui travaillent déjà sont amenés à 40ans, à étudier encore. La Télé m'a aussi paru très bonne (on échappe aux niaiseries qui passent sur nos télés, mais on a de la propagande à la place), le système de santé est aussi, soit disant bien développé, bien que les médicaments fassent défaut.

3 mai 2009

Cuba

Vous l'attendiez tous, moi aussi. Grâce à la grippe porcine, je me retrouve confiné chez moi, et décide donc de ressusciter ce blog. Je vais faire la description de mon voyage à cuba en deux parties. La première sera mon voyage, mon expérience personnelle, et la seconde sera plus centrée sur le fonctionnement de ce pays assez étrange.


Tout commence au soir du 11 décembre. Je pensais organiser une petite fête pour fêter les vacances, mon départ tout ça, mais on s'est retrouvés Ana, Ramon, Benoit et moi. Vers 3 ou 4h du matin, Ramon nous amènent à l'aéroport. Ana reste avec moi le temps que j'embarque, tout ça. Arrivée l'heure je passe sans problème les formalités. Vol jusqu'à Panama, puis transfert (retardé) à La Havane.
Arrivé à la Havane, les ennuis commencent. Je passe sans problème le contrôle d'immigration, on me félicite pour mon espagnol, et première série de questions passées avec succès, deuxième avec un plus coriace.. on envoie les chiens sur ma veste, mes sacs ... et il aboie. Génial. Passe un second chien, qui aboie à son tour. C'est parti pour la fouille complète de mon sac, évidement sans succès, donc je peux passer. Enfin la lumière. Je vais changer mes pesos, et essaye de retirer de l'argent. Le distributeur nie purement et simplement ma carte bleu, j'essaye au bureau de change sans plus de succès. Me voilà avec une trentaine de cuc en poche. Le taxi, officiellement seul moyen de sortir de l'aéroport coûte 25cuc. Un grand français noir a repéré que j'étais français (je sais pas comment) et on commence à sympathiser. Il veut pas non plus payer 25cuc de taxi, mais il parle pas un mot d'espagnol. Je discute avec les employés de l'aéroport qui attendent le bus et leur demande comment on peut se rendre au centre de la havane avec ce bus, et le type très aimable m'explique qu'il suffit que je monte dans le bus, me fasse discret, descende ou il m'indique. Parfait, sauf qu'il faut payer en pesos et pas en cuc. Heureusement Dimitri a changé une grande quantité d'euros en pesos, il me paye donc le trajet pour un peu moins de 30 centimes de peso. Arrivé au changement, il voit une agence de location de voiture, et s'obstine à vouloir aller voir. C'est super cher, on perds 20 minutes en négociations. On prends un bus pour le centre, dans un bus bondé avec nos grosses valises, c'était pas une partie de plaisir. Arrivé au centre, je cherche la chambre d'hôte que j'avais réservée sur internet, sur la carte du guide michelin de Dimitri. On se dirige en marchant vers là. L'ambiance est assez bizarre, entre les bâtiments majestueux, et les vieux immeubles délabrés. Sur le chemin on se fait aborder une dizaine de fois, mais Dimitri répond à chaque fois en criant haut et fort qu'il a pas d'argent, dans un espagnol plus qu'approximatif. Il finit par nous faire tomber dans les griffes d'un type qui nous propose des chambres à louer, trois fois moins cher que ce que j'avais réserve, mais m'étant engagé je refuse, et il dit qu'il m'amène chez ce bonhomme pour que je voie, et si ça ne me plaît pas, je vais chez lui. Arrivé là bas, je fais connaissance avec Manolito, un petit cubain tout blanc, qui me montre la chambre. J'y reste, et Dimitri s'en va. Je ne le reverrai plus, mais j'ai malencontreusement gardé son guide.
Je visite la havane quelques 5 jours en enchaînant au début les expériences désagréables (pas de sous, arnaques, gens pas sympas), mais le dernier jour, avant mon départ, je rencontre Ivan, un jeune avec qui j'ai partagé un rhum planchado en briquette, comme les jus de fruits, dans la rue. On échange nos coordonnées, et lui dit qu'en revenant à la havane pour prendre mon avion, j'irais le voir. Ce soir là j'ai vraiment passé une bonne soirée, et rencontré quelqu'un de sympa, ce doit être la troisième personne à cuba.
Habana

Le lendemain (jeudi 18), je pars pour viñales. A peine descendus du bus, je me fais attaquer par un tas de cubaines qui proposent leur chambre à louer. Manolito avait prévenu quelqu'un de ma venue, qui m'attendait, mais avait écrit mon nom super mal. Elle m'amène chez elle et me propose un prix un peu élevé, que je négocie. C'est toujours pas ça, mais c'est mieux que rien. Je visite le village, rectiligne le long de la route perdu dans la nature, aumilieu des mogotes (grandes formations calcaires rondes, semblables à des colines). Le lendemain, je loue un velo et vais visiter. Je passe devant des sechoirs à tabac, de magnigiques paysages, un site d'escalade, et j'arrive à la mer, puerto esperanza. Sur le chemin j'ai rencontré quatre personnes qui me disent d'aller manger chez tereza (dont ses deux fils), mais je trouve pas, alors après avoir parlé avec les locaux qui m'expliquent les grands dégâts occasionnés par l'ouragan, je rentre. Sur le chemin, je retrouve un des fils de Tereza et un de ses amis, je discute une bonne demi heure avec eux, en mangeant et buvant un peu de rhum. Puis ils s'en vont, et je fais de même, mais pas du même coté. Sur le retour, je rencontre Alberto, un vendeur de fruits, qui me fait goûter plein de trucs, et avec qui je discute. Viennent aussi d'autres touristes : deux allemands, une suédoise et une japonaise, avec qui j'entame le retour, mais la nuit tombant, voulant visiter autre chose, je les laisse. Je n'aurais pas du car la nuit tombe trop vite, et je rentrerai chez moi a dormir, alors qu'ils avaient des plans de fête.Le lendemain, départ à l'aube pour la havane et ensuite pour Cienfuegos.
Viñales

À Cienfuegos, il ne se passe rien d'exceptionnel, cette ville est moche. Après deux nuits chez un fermier très sympa, je pars pour Trinidad, chez une connaissance à lui.
Cienfuegos

Trinidad est une très belle ville, qui me rappelle un peu les villes mexicaines, pleine de couleurs. Mon hôte est très gentille et me fais un tarif étudiant, avec la cuisine. A cuba, c'est toujours très copieux, simple mais copieux. Je rencontre Franck, un français d'une quarantaine d'années, avec qui je discute un peu. Lui non plus ne parle pas un mot d'espagnol. Le lendemain je vais à la plage, une plage magnifique, pas trop de monde, le pied. Malheureusement il un peu à deux reprises.
Ensuite je rejoins Franck on prend le taxi jusqu'à une tour assez fameuse du coin. C'était sympa. Le lendemain il s'en va, et le remplace un italien qui vit en Espagne, très sympa. Je visite la ville, discute avec plein de vendeurs qui sont beaucoup plus sympas que dans le reste du pays. Le soir, c'est noël, donc je mange avec tout le monde dans la maison où je suis héberge, et me couche relativement tôt.
Trinidad

Le lendemain je pars pour Santa Clara pour voir le monument au Che. Le trajet fut compliqué, en camion (genre camion à bestiaux mais prévu pour le transport humain) jusqu'à Sancti Spiritu puis je galère un peu en essayant de prendre un bus réserve aux cubains, ce qui marche pas, puis en faisant du stop, ce qui marche pas non plus, et enfin une femme qui m'avait indiqué où faire du stop vient me voir pour me dire qu'il y a un camion qui part pour Sta Clara, dans lequel je me précipite.
Santa Clara est une ville moderne qu'on aurait laissé à l'abandon, mais mythique parce que sa prise par les révolutionnaire s'est soldée par la "libération" de cuba. Je visite le monument du Che, son musée et le mausolée, puis cherche un moyen de rentrer à la havane.
Sta Clara

On me propose un taxi particulier, direct jusqu'à la havane, au prix du billet de bus. J'accepte donc, et en deux dures heures et demi d'écoute de Reggaeton j'arrive à la havane. Je vais pour dormir chez Yadira (la voisine de Manolito), mais je rencontre Alfredo qui me dit pouvoir trouver moins cher. Au final il "m'invite" à passer deux nuits chez lui. Il me fait à manger, on discute pas mal, on fait la fête avec les voisins (salsa, pain avec de la mayonnaise et du rhum). Je suis content, j'ai enfin réussi à voir comment vivent les cubains. Le lendemain, je vais dire au revoir à Yadira et Manolito, mais ils sont occupés, alors je vais voir Ivan. Il est très content de me revoir, m'offre plein de trucs (du café, des livres, deux cigares, des cigarettes... ), on va boire une bière, puis un rhum, et enfin on je passe vite fait chez Alfredo, lui offre du dentifrice, une chemise, mon sac en laine... mais Alfredo m'avait fait à manger. Je mange du coup tout ce qu'il m'avait préparé, puis vais chez Yadira qui m'avait aussi invité à manger. Après ça, je vais chez manolito, et ... arrive au mauvais moment. Il y avait deux jolies filles d'environ 25 ans seulement vêtues d'un T shirt un peu long, qui devaient avoir fini de forniquer avec Manolito (45 ans ..), et qui sont invitées à rentrer dans la chambre qu'il loue, avec un espagnol qui d'après ce que j'ai déduit, ne vient à cuba que pour ça....

Le lendemain, très tôt je prends un taxi qui m'amène à l'aéroport, après 3 heures d'attente et beaucoup moins de problèmes pour sortir que pour entrer (contrairement aux cubains), me voilà volant vers Cancun.

14 janv. 2009

Catch me if you can

Salut tout le monde.
Mettre le blog a jour prends trop de temps, alors comme consolation, je vous renvoie sur cette carte, qui donne quelques infos et previsions. En bleu la ou je suis passé et en jaune la ou je devrais passer. Vous pouvez cliquer sur les points pour un peu plus d´infos.



Voir la carte en plus grand

Sinon tout va pour le mieux. Retour prevu vers le 23 a Mexico city.

29 déc. 2008

Où est Charlie ?

Salut tout le monde.
Je reviens de cuba où j´ai passé 16 jours. J´ai fait 6 jours à la havane, 2 a vinñales, 2 à cienfuegos, 3 à trinidad, un passage éclair à Santa Clara, et retour sur la havane. Comme certains le savent j´ai eu quelques problèmes de liquidités, que mes chers parents m´ont grandement aidé à résoudre. À partir de ce moment, ça a été un peu mieux, mais globalement j´ai pas trop aimé les cubains. En effet, ils gagnent en moyenne moins de 8cuc par mois (6€), ce qui fait pas beaucoup. Beaucoup de choses sont très bon marché, comme tout ce qui est la base de l´alimentation, mais n´importe quel autre truc est au prix européen... ce qui les pousse donc à grapiller des cuc au près des touristes, ce qui est assez chiant. C´est très dur d´avoir une discussion avec un cubain, qui dure plus de deux minutes, sans qu´il te demande de l´argent, te vende des cigarres, et j´en passe. Heuresement, j´ai rencontrés quelques buenas personas, et ça, ça sauve un séjour.
Ensuite je suis arrivé à Cancun, où j´ai passé deux nuits, c´est assez sympa, mais si on veut rester plus il faut faire la fête, et tout ça, parcequ´on a vite fait le tour. Ensuite je suis parti pour Valladolid d´où je vous écrit, demain je visite Chichen Itza, puis vais vers Merida en couchsurfing. Je suis un peu dégouté parceque ma carte étudiant UNAM est plus valide, donc j´ai pas droit aux réductions.. enfin bref. Ensuite je vais passer par Campeche, Villahermosa pour finir a Tuxtla le 6 janvier où Ana me rejoindra. La suite je sais pas encore mais je vous tiens au courant.
Je ferai des articles complets quand j´aurais plus de temps, avec les photos et tout :) parce que j´en ai pris pas mal.
Voilà, j´en profite pour vous souhaiter à tous une bonne année.

9 déc. 2008

Un peu d'alpinisme

Les cours viennent de se terminer. J'ai des rattrapages dans une matière, le mardi, faut que je passe absolument à l'ambassade de cuba... j'hesite un peu sur quoi faire, surtout que le mardi a été une journée de merde et que mon rattrapge ne rattrapera pas grand chose, j'hésite beaucoup à partir et à suivre Benoit. Mais finalement je me lance.
L'idée c'était de faire un premier petit sommet, le volcan de la Malinche (4503m), de se reposer en fesant le trajet vers le pic d'orizaba (toit du mexique, 5757m, ancien volcan aussi), faire une première montée jusqu'au plateau pour s'habituer à l'altitude, se reposer au refuge, faire une montée, eventuellement se reposer et faire une seconde tentative.
Mercredi matin 7h30 Benoit vient chez moi, je fais mon sac en catastrophe, et on part. 9h à Taxqueña, on prends le bus de 9h05, et on arrive vers 11h30 a Puebla. De là, on va a apizaco, où on rate le combi, mais on nous propose de dévier un combi pour $80. C'est pas donné, mais le prochain est dans deux heures ... On se retrouve donc vers 14h au centre de vacances de la malinche, départ pour le sommet. Un vieux bonhomme très sympa qui tient un resto et tout, nous conseille, nous garde nos affaires tout ça. On allège les sacs, et en route. 1200m de dénivelé, 4h pour monter au sommet. Apres 3h30 d'éfforts on arrive au sommet, juste à temps pour le coucher de soleil. On se mets en route pour la descente, car il fait très froid, et on met les frontales. On descendra assez bas en se perdant pas mal dans les bois. On se mets dans une place un peu plate, et on dors. Il est 8h20. Levé 7h30, on descends ce qu'il reste jusqu'au centre de vacances. De là on attends le viel homme, on déjeune chez lui (gorditas, tacos et un litre de pur jus d'orange). Il nous propose de nous ammener jusqu'à Tlachichuca, lieux de départ pour les ascencions du pico, pour $400. Ca nous fait un peu cher, alors on marchande ... on a gagné $50... mais le trajet étant vraiment long, on se rends compte que pour $400 c'était déjà un bon prix.
Arrivé à Tlachichuca, il nous dépose chez el Señor Conchuela, 37 ans au service de la montagne. On loue du matos (crampons, piolets, chaussures pour moi, lunettes et gants pour moi aussi), et le transport. On est assez surpris du prix, $600 de location pour les deux (ce qui est vraiment pas très cher), mais $1300 pour la montée... Comme les options qui nous sont offertes sont : on y va et on paye le prix fort, ou on y vas pas, bah on y va. Ce sont deux heures de 4x4 dont une spécialement intense, qui nous conduisent au refuge (4250m). Là on rencontre pas mal de gens, des guides mexicains, des américains, dont un né à .. Pernes les fontaines. Le monde est bien petit ^^. On se couche assez rapidement après avoir fait les sacs pour demain, et mis le réveil à 1h du matin. En effet, si on part pas à cette heure, les conditions au sommet sont pas terribles, bien qu'on veuille pas aller au sommet.
Biiip, Biiip... On s'habille, déjeune et c'est parti. Frontale sur le casque, on monte un chemin de terre et de grosse pierres. Je sais pas combien de temps on a passé dedans. En plus on s'est perdus, on a fait demi tour, attendu l'autre cordée... et on chausse les crampons. On arrive sur une partie de rivière glacée moyennement inclinée, assez technique, mais je m'en sors pas mal et je suis assez confiants sur mes cramponages. Après on arrive sur un bout de plateau sur lequel parait posé un cône de glace blanche. Petite pause. On se sent en forme, alors on décide de continuer jusqu'au sommet. On es la première équipe a arriver sur le glacier de Jamalpa. Je m'élance un peu trop enthousiaste, et donc rapidement dans la pente. Au bout d'un moment je sens que la glace se durcit, et que je cramponne un peu n'importe comment ... et ce qui devait arriver arriva, j'ai glissé... jusqu'en bas du glacier. Un bon gros toboggan d'une vingtaine de mètres, avec receptions sur les cailloux. Je me suis fait un peu mal, mais ça va. J'ai surtout mal au pouce, mais je peux le bouger, donc pas de souci. Je remonte donc, un peu moins confiant, et ça me fout donc un grand coup au moral. On monte, on monte, et ça n'arrète pas. Benoit m'a dejà devancé pas mal, je suis crevé, mais je veux pas m'arreter parceque je sens que je vais partir, donc je continue. Benoit m'attends, je prends au moins 15 minutes pour le rejoindre, il me fait un gros trous dans la glace pour que je me repose vraiment, et on prends la décision de s'encorder. Je mange un coup, boit un coup, et on est repartis. Moralement ça va mieux. Par contre physiquement c'est loin d'être le cas. Chaque pas devient plus dur. Après de longs et durs efforts, on rejoint le cratère... mais pas le sommet. Je m'écroule. Un allemand qui nous a doublé vient de descendre du sommet. On se met en route, ça serait qu'une centaine de mètres. La sensation est dure a décrire, comme si chaque pause ne nous permetait pas de nous reposer. Tous les dix pas on est obligés de s'arreter. Le sommet pourtant visible nous parait si loin. On finit quand même par y arriver, surpris d'être déjà là. Il doit être 9h ou 9h30. On se pose un peu, prend des photos, et repart aussi fatigués. Jusqu'au debut du cratère, ça va. Ensuite vient la descente dans la pente du glacier. Ca use les cuisses, et surtout on a l'impression de pas avancer. Tous les 100m on fait une pause. Vers 11h on arrive enfin au pied du glacier. Grande pause, et on attaque la rivière, qui bien que technique passe sans encombres. On se quitte les crampons et le surplus d'habits, et on entame la partie des cailloux. C'est infernal, ça n'en finit pas. Heuresement on se perds pas comme à l'aller... mais c'est looooooong. Tout le long du chemin tu te dis ... plus jamais. On finit par arriver au refuge complètement défaits. Mais on l'a fait !! On aimerai descendre aujourd'hui puisqu'on a plus rien à faire. On attends donc les señor qui ne peut pas nous descendre, mais son fils va arriver dans une heure, et pouvoir nous descendre. Comme c'est son anniversaire, il offre à tous les présents un petit verre de brandy-coca. Pendant ce temps, on discute avec l'americopernois qui nous propose de rentrer en voiture avec lui et les deux guides mexicains sur mexico, pour gratos vu que le prix change pas pour lui. Super sympa :). On fait les sacs, et à l'arrivée de 12 personnes, on sait que Joaquin Jr. vient d'arriver. On redescends sur Tlachichuca, puis on récupère une partie de nos affaires, et on nous ramène à mexico. Je dormirai presque tout le temps...
Donc pour résumer, une aventure fort éprouvante, mais tellement exceptionelle :). Je vous invite encore une fois à aller jetter un oeil aux photos.

El Chonta, le retour

Notre ami Romich est venu nous (enfin plus à Benich qu'à moi) rendre visite deux semaines. Ils ont fait un tour du mexique et ont fini par quelques jours à Chonta. Je me suis donc joint à eux pour le week end. Je pensais que ça serait plus simple, gràce à mon experience précédente, mais j'ai pas mal galéré, surtout pour attraper le combi des grottes de Cacahuamilpa. Il en passe un toutes les heures ... et j'ai attendu 3h. Arrivé à la grotte, il commence dejà à faire nuit, je fais donc une voie de chauffe à la frontale, et puis on festoie un petit peu. Il y a beaucoup plus de bestioles que la fois passée. On se protège comme on peut, mais j'en ai quand meme quelques unes qui sont rentrées dans mon duvet :/. Lendemain, levé tot pour profiter du jour, une petite voie de chauffe, une longue voie superbe, dans laquelle je mettrais deux runs sans succès, et puis ... repos je suis explosé. Retour tranquile, on arrive à chopper le combi sans encombres, mais apres on est bloqués dans des embouteillages monstrueux à l'entrée de mexico...
Voilà, je vous renvoie sur les photos (il y en a aussi de copilco, site à 400m de chez moi).

Noche de los muertos 2/2

Bonjour à tous, et désolé pour le retard :). Je reprends donc mon récit : (avec les photos)

Une fois arrivé de l'autre coté de la lagune, je sais toujours pas où est le bus, ni à quelle heure est le départ. Je vais voir derrière les barraques qui bordent l'embarcadère, il y a un parking. J'y trouve deux gars que j'avais vu à l'aller et le bus, donc je commence à discuter, et on part .. à 9h. Tant pis pour la machette ...
Direction Tzintzantzun. C'est un tout petit village un peu éloigné de la lagune, mais à mon sens, ça vaut vraiment plus le détour que Janitzio : le cimetière est beaucoup plus grand, abondament décoré, et dans une ambiance bien plus familliale. Les gens mangent en famille sur les tombes. On en profite pour manger (de la panse de boeuf avec du bouillon.... c'est vraiment pas très apétissant et en plus, j'aime pas du tout ^^), et on se dépèche de remonter dans le bus.
Prochain arrêt, Morelia, capitale de l'état de Michoacan. C'est une ville coloniale assez sympa, bien que j'ai pas eu trop l'occasion de visiter bien en deux heures. Il y a beaucoup d'églises. Après deux heures de marche, je rejoint le bus. Je suis encore avec les deux types de tout à l'heure, et une fille vient nous parler brèvement. Ana. Toujours en attendant le bus, mais cette fois j'étais seul, elle revient me voir, et me demande, enfait comment tu as dit que tu t'appellais ? Puis on monte dans le bus, et elle me rejoint tout devant. Sur les sièges à coté, il y a un colombien, une polonaise, et des mexicains, qui font la fête et nous proposent de nous joindre à eux. On se joint qu'à moitié, et on parle tout le trajet. Elle est super sympa, on échange numéros de téléphone et e-mail, puis elle descends avant tout le monde puisqu'elle habite au nord de la ville.
Je sombre dans un sommeil profond, et me reveille à copilco. Je rentre à pieds tranquillement, et me couche épuisé... content et partagé.

Pour la petite histoire, lundi j'ai pas mal chatté avec Ana, mercredi on est allés au ciné ... et depuis on est ensembles (ça fait à peu près un mois), et ça se passe super bien. Para resumir en español, Ana es la Onda (con una mayuscula), y la amo.
Au prochain épisode une petite excursions à Chonta avec les -ichs (à savoir Benich et Romich), photos en prime, puis pas mal de boulot, puis el pico de orizaba, puis mes plans de vacances .. eh oui, vacances, parceque depuis aujourd'hui je suis en vacances :). J'ai peut être encore des doutes sur la validation d'un matière, mais là je peux plus rien y faire.
Allez, je vous mets ça à jour très bientot (voire tout de suite), sinon je le ferai jamais.

30 nov. 2008

Noche de los muertos 1/2

Une tradition qui nous semble bizare chez nous, c'est la nuit des morts. En effet, la tradition dit que les morts reviennent sur terre une fois par an, pour profiter des plaisirs terrestres. La tradition vient des indiens purépechas, originaire du "Lago de Patzcuaro". J'ai donc décidé d'aller passer ce week end là bas. Je me suis décidé le vendredi matin, sous les conseils de Brenda, a prendre un truc proposé par des agence de voyages qui posent des affiches partout. Départ à 23h.
Je fais mon sac, un peu plus chargé que pour patzcuaro vu je prends mon duvet. J'en profite pour faire un tour sur le campus (le bus part d'ici), et toutes les offrandes qui ont été déposées, c'est assez fou, des oeuvres d'art ou des monuments pour certaines, je vous recommande d'aller voir les maigres photos que je vous propose. Apres je vais voir pour le bus, et il est toujours pas là, la personne avec qui j'avais parlé n'est toujours pas arrivée... Plus tard, tout rentre en ordre. Encore une fois c'est un bus bien pourri. Somnolent, je sais qu'on a eu des problèmes techniques, mais on est arrivés à bon port, vers 7h à Patzcuaro.
Je m'extrais du bus, et commence ma visite de Patzcuaro. C'est une ville assez sympa, bien que répétitive : toutes les maisons son peinte de blanc en haut, et rouge bordeau en bas. La ville est très très touristique en cette période, c'est à dire que la ville entière est transformée en marché. Le Michoacan est un état reconnu pour son artisanat. Les marchés en sont donc remplis. Bien fatigué du voyage peu confortable en bus, je profite de chaque banc pour me reposer ^^. En plus il fait vraiment chaud. Après avoir pas mal silloné la ville, sans vraiment m'impregner de l'ambiance comme ça avait été le cas dans d'autres villes, puisqu'elle est gravement faussée par le tourisme, je décide d'aller vers la lagune. Pour trouver le combi, c'est une galère ... mais j'ai reussi. J'arrive donc à l'embarcadère pour Janitzio, sur une lagune toute marron et qui empeste ..
Ici c'est un peu l'orgie, des vendeurs dans tous les sens, des gens partout... J'achète mes billets pour Janitzio mais j'embarque pas tout de suite. Je me balade un peu entre les gens et les vendeurs, et je croise un vendeur de machettes que j'avais dejà croisé ce matin. Il me propose une machette décorée et tout pour $100. Comme j'ai pas envie de me balader avec ça dans le sac, je lui dit que c'est compliqué, tout ça, et que peut etre demain ... On discute un peu, il était super sympa. Je vais me poser un moment dans l'herbe pas loin, et je dors tranquillement une petite heure. J'embarque a la tombée de la nuit. Près d'une demi heure de bateau, on arrive sur l'ile. Et là... c'est pire qu'à Patzcuaro. Toutes les maisons sont ouvertes, donnant sur la rue, et vendent des souvenirs, des boissons, de la nourriture ... Je fais plusieurs fois le tour de l'ile qui est assez petite, mais pleine de petites rues où on se perds facilement. Je visite aussi le monument au sommet de l'ile, un peu comme une statue de la liberte, qu'on peut visiter, et monter jusqu'en haut. Je suis aussi passé par le cimetière, ou les gens on commencé à poser des offrandes, quelques bougies, beaucoup de fleurs, mais rien d'exceptionel . Mais bon, au bout d'un moment, tout seul je commence à m'ennuyer. En effet, le truc c'est que les gens profitent de cette occasion pour faire la fête en groupe, en picolant dans la rue .. Je me pose donc un moment, manger un morceau, et on quelqu'un vient me parler. Je m'integre au groupe : 3 personnes de guanajuato, une mexicaine, un norvegien et un americain. On discute en espagnol, c'est assez sympa. On va faire un tour au cimetière, qui à cette heure là est plein de bougie, et de gens. Parmis ces gens, il y a un tas de touristes. Et ces touriste, bourrés pour la plupart, font vraiment n'importe quoi, notament marchent sur les tombes, piquent des offrandes ... Après on bouge, pour aller dormir. Par chance, ils ont une tente :). Sur le chemin on croise un type qu'ils connaissent. C'est des gens qui vendent des bracelets et qui bougent tout le temps. Dans le tas il y a un français qui fait une année sabatique. On discute un peu, c'est assez cool de voir et comprendre ce qu'il fait, comment il fait. Je crois qu'il s'est donné $200 par jour, ce qui fait beaucoup et pas beaucoup à la fois. Vers 4 ou 5h du mat, on va se coucher à 6 dans une tente pour 3, "plantée" sur un toit. Il fait vraiment froid, en plus j'ai laissé mon sac de couchage dans le bus :/. Vers 5 ou 6h, je me lève pour aller pisser. Je leur laisse un petit mot avec mon mail, reprends mes affaires et me dirige vers l'embarcadaire. J'ai bien fait de m'y prendre tôt, il y a 200m de queue ...

Bon, je vous garde la suite pour plus tard, je suis un peu fatigué, mais je vais très bien.