Vous l'attendiez tous, moi aussi. Grâce à la grippe porcine, je me retrouve confiné chez moi, et décide donc de ressusciter ce blog. Je vais faire la description de mon voyage à cuba en deux parties. La première sera mon voyage, mon expérience personnelle, et la seconde sera plus centrée sur le fonctionnement de ce pays assez étrange.

Tout commence au soir du 11 décembre. Je pensais organiser une petite fête pour fêter les vacances, mon départ tout ça, mais on s'est retrouvés Ana, Ramon, Benoit et moi. Vers 3 ou 4h du matin, Ramon nous amènent à l'aéroport. Ana reste avec moi le temps que j'embarque, tout ça. Arrivée l'heure je passe sans problème les formalités. Vol jusqu'à Panama, puis transfert (retardé) à La Havane.
Arrivé à la Havane, les ennuis commencent. Je passe sans problème le contrôle d'immigration, on me félicite pour mon espagnol, et première série de questions passées avec succès, deuxième avec un plus coriace.. on envoie les chiens sur ma veste, mes sacs ... et il aboie. Génial. Passe un second chien, qui aboie à son tour. C'est parti pour la fouille complète de mon sac, évidement sans succès, donc je peux passer. Enfin la lumière. Je vais changer mes pesos, et essaye de retirer de l'argent. Le distributeur nie purement et simplement ma carte bleu, j'essaye au bureau de change sans plus de succès. Me voilà avec une trentaine de cuc en poche. Le taxi, officiellement seul moyen de sortir de l'aéroport coûte 25cuc. Un grand français noir a repéré que j'étais français (je sais pas comment) et on commence à sympathiser. Il veut pas non plus payer 25cuc de taxi, mais il parle pas un mot d'espagnol. Je discute avec les employés de l'aéroport qui attendent le bus et leur demande comment on peut se rendre au centre de la havane avec ce bus, et le type très aimable m'explique qu'il suffit que je monte dans le bus, me fasse discret, descende ou il m'indique. Parfait, sauf qu'il faut payer en pesos et pas en cuc. Heureusement Dimitri a changé une grande quantité d'euros en pesos, il me paye donc le trajet pour un peu moins de 30 centimes de peso. Arrivé au changement, il voit une agence de location de voiture, et s'obstine à vouloir aller voir. C'est super cher, on perds 20 minutes en négociations. On prends un bus pour le centre, dans un bus bondé avec nos grosses valises, c'était pas une partie de plaisir. Arrivé au centre, je cherche la chambre d'hôte que j'avais réservée sur internet, sur la carte du guide michelin de Dimitri. On se dirige en marchant vers là. L'ambiance est assez bizarre, entre les bâtiments majestueux, et les vieux immeubles délabrés. Sur le chemin on se fait aborder une dizaine de fois, mais Dimitri répond à chaque fois en criant haut et fort qu'il a pas d'argent, dans un espagnol plus qu'approximatif. Il finit par nous faire tomber dans les griffes d'un type qui nous propose des chambres à louer, trois fois moins cher que ce que j'avais réserve, mais m'étant engagé je refuse, et il dit qu'il m'amène chez ce bonhomme pour que je voie, et si ça ne me plaît pas, je vais chez lui. Arrivé là bas, je fais connaissance avec Manolito, un petit cubain tout blanc, qui me montre la chambre. J'y reste, et Dimitri s'en va. Je ne le reverrai plus, mais j'ai malencontreusement gardé son guide.
Je visite la havane quelques 5 jours en enchaînant au début les expériences désagréables (pas de sous, arnaques, gens pas sympas), mais le dernier jour, avant mon départ, je rencontre Ivan, un jeune avec qui j'ai partagé un rhum planchado en briquette, comme les jus de fruits, dans la rue. On échange nos coordonnées, et lui dit qu'en revenant à la havane pour prendre mon avion, j'irais le voir. Ce soir là j'ai vraiment passé une bonne soirée, et rencontré quelqu'un de sympa, ce doit être la troisième personne à cuba.
Le lendemain (jeudi 18), je pars pour viñales. A peine descendus du bus, je me fais attaquer par un tas de cubaines qui proposent leur chambre à louer. Manolito avait prévenu quelqu'un de ma venue, qui m'attendait, mais avait écrit mon nom super mal. Elle m'amène chez elle et me propose un prix un peu élevé, que je négocie. C'est toujours pas ça, mais c'est mieux que rien. Je visite le village, rectiligne le long de la route perdu dans la nature, aumilieu des mogotes (grandes formations calcaires rondes, semblables à des colines). Le lendemain, je loue un velo et vais visiter. Je passe devant des sechoirs à tabac, de magnigiques paysages, un site d'escalade, et j'arrive à la mer, puerto esperanza. Sur le chemin j'ai rencontré quatre personnes qui me disent d'aller manger chez tereza (dont ses deux fils), mais je trouve pas, alors après avoir parlé avec les locaux qui m'expliquent les grands dégâts occasionnés par l'ouragan, je rentre. Sur le chemin, je retrouve un des fils de Tereza et un de ses amis, je discute une bonne demi heure avec eux, en mangeant et buvant un peu de rhum. Puis ils s'en vont, et je fais de même, mais pas du même coté. Sur le retour, je rencontre Alberto, un vendeur de fruits, qui me fait goûter plein de trucs, et avec qui je discute. Viennent aussi d'autres touristes : deux allemands, une suédoise et une japonaise, avec qui j'entame le retour, mais la nuit tombant, voulant visiter autre chose, je les laisse. Je n'aurais pas du car la nuit tombe trop vite, et je rentrerai chez moi a dormir, alors qu'ils avaient des plans de fête.Le lendemain, départ à l'aube pour la havane et ensuite pour Cienfuegos.
À Cienfuegos, il ne se passe rien d'exceptionnel, cette ville est moche. Après deux nuits chez un fermier très sympa, je pars pour Trinidad, chez une connaissance à lui.
Trinidad est une très belle ville, qui me rappelle un peu les villes mexicaines, pleine de couleurs. Mon hôte est très gentille et me fais un tarif étudiant, avec la cuisine. A cuba, c'est toujours très copieux, simple mais copieux. Je rencontre Franck, un français d'une quarantaine d'années, avec qui je discute un peu. Lui non plus ne parle pas un mot d'espagnol. Le lendemain je vais à la plage, une plage magnifique, pas trop de monde, le pied. Malheureusement il un peu à deux reprises.
Ensuite je rejoins Franck on prend le taxi jusqu'à une tour assez fameuse du coin. C'était sympa. Le lendemain il s'en va, et le remplace un italien qui vit en Espagne, très sympa. Je visite la ville, discute avec plein de vendeurs qui sont beaucoup plus sympas que dans le reste du pays. Le soir, c'est noël, donc je mange avec tout le monde dans la maison où je suis héberge, et me couche relativement tôt.
Le lendemain je pars pour Santa Clara pour voir le monument au Che. Le trajet fut compliqué, en camion (genre camion à bestiaux mais prévu pour le transport humain) jusqu'à Sancti Spiritu puis je galère un peu en essayant de prendre un bus réserve aux cubains, ce qui marche pas, puis en faisant du stop, ce qui marche pas non plus, et enfin une femme qui m'avait indiqué où faire du stop vient me voir pour me dire qu'il y a un camion qui part pour Sta Clara, dans lequel je me précipite.
Santa Clara est une ville moderne qu'on aurait laissé à l'abandon, mais mythique parce que sa prise par les révolutionnaire s'est soldée par la "libération" de cuba. Je visite le monument du Che, son musée et le mausolée, puis cherche un moyen de rentrer à la havane.
On me propose un taxi particulier, direct jusqu'à la havane, au prix du billet de bus. J'accepte donc, et en deux dures heures et demi d'écoute de Reggaeton j'arrive à la havane. Je vais pour dormir chez Yadira (la voisine de Manolito), mais je rencontre Alfredo qui me dit pouvoir trouver moins cher. Au final il "m'invite" à passer deux nuits chez lui. Il me fait à manger, on discute pas mal, on fait la fête avec les voisins (salsa, pain avec de la mayonnaise et du rhum). Je suis content, j'ai enfin réussi à voir comment vivent les cubains. Le lendemain, je vais dire au revoir à Yadira et Manolito, mais ils sont occupés, alors je vais voir Ivan. Il est très content de me revoir, m'offre plein de trucs (du café, des livres, deux cigares, des cigarettes... ), on va boire une bière, puis un rhum, et enfin on je passe vite fait chez Alfredo, lui offre du dentifrice, une chemise, mon sac en laine... mais Alfredo m'avait fait à manger. Je mange du coup tout ce qu'il m'avait préparé, puis vais chez Yadira qui m'avait aussi invité à manger. Après ça, je vais chez manolito, et ... arrive au mauvais moment. Il y avait deux jolies filles d'environ 25 ans seulement vêtues d'un T shirt un peu long, qui devaient avoir fini de forniquer avec Manolito (45 ans ..), et qui sont invitées à rentrer dans la chambre qu'il loue, avec un espagnol qui d'après ce que j'ai déduit, ne vient à cuba que pour ça....
Le lendemain, très tôt je prends un taxi qui m'amène à l'aéroport, après 3 heures d'attente et beaucoup moins de problèmes pour sortir que pour entrer (contrairement aux cubains), me voilà volant vers Cancun.